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L'avenir des camps de jour |
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Monday, 09 February 2009 14:46 |
Y METTRE LE PRIX POUR
DES CAMPS DE JOUR INTÉRESSANTS, ACCESSIBLES ET SÉCURITAIRES
Les camps de jour font l'objet d'une attention particulière depuis quelques années. La Fédération des centres communautaires de loisir, l'Association des camps du Québec et plusieurs autres groupes y sont engagés depuis des décennies.
Plus récemment, la réalisation d'une semaine annuelle de promotion de l'animation estivale, initiée par la Fédération met notamment en lumière la nécessité de travailler à la valorisation du travail d'animation estivale, tant du côté des attentes envers les animateurs que la richesse de l'expérience que ces derniers retireront de leur engagement dans l'animation d'un camp de jour.
Des études récentes ont mis en lumière des réalités et des défis qui se posent dans la gestion et la réalisation des camps de jour:
- Difficulté de recrutement et de rétention du personnel en considérant la charge de travail et les conditions de travail;
- Les attentes créées par les services publics de garde (centres de la petite enfance, garde en milieu scolaire), sans distinctions quant à la formation et l'expérience des intervenants, le support professionnel, le contexte de réalisation, etc.
- Les normes de sécurité de plus en plus lourdes à gérer;
- La difficulté de maintenir une accessibilité universelle qui dépasse la simple formule d'utilisateur-payeur, trop souvent la norme en loisir.
Malgré tous ces défis, les camps de jour ont encore la cote auprès des jeunes et des parents. Dans une perspective de conciliation famille-travail, voilà un programme dont la pertinence n'est plus à faire.
Toutefois, pour que les camps de jour demeurent un service de proximité répondant aux besoins des parents dans la conciliation famille-travail, il faut se donner, comme société, les moyens d'assurer une pérennité où prévaudra l'accessibilité et la sécurité dans un contexte d'animation en loisir, aux goûts des jeunes. Cette pérennité, elle doit aussi permettre de traiter de façon équitable tous les « producteurs publics de services ». Les conditions de réalisation et de gestion devraient être équivalentes que l'on soit une municipalité ou un centre communautaire de loisir. Par exemple, si le taux horaire d'un animateur engagé par la Ville est de 10$/heure, il doit aussi être reconnu à ce niveau dans les organismes communautaires gestionnaires.
Une des questions qui se pose dans l'ensemble des discussions est de connaître le coût d'accueil d'un jeune dans un programme de camps de jour.
Pour alimenter la discussion, la Fédération propose un modèle de coût de revient d'un camp de jour. Ce modèle est sûrement « peaufinable ». Mais cela constitut pour nous un objectif à atteindre qui permettrait de répondre aux attentes des parents, des jeunes et d'assurer une réelle réponse à la conciliation famille-travail. De façon plus spécifique à la réalité des centres communautaires de loisir, nous croyons que nos partenaires municipaux seront particulièrement interpellés quant au double-traitement dont nous sommes témoins trop souvent.
Pour réagir, pour proposer des améliorations, etc., vous êtes invités à consulter le blogue de la FQCCL sur le site www.fqccl.org. Nous serons heureux de prendre en considération votre contribution.
Pierre Vigeant
Directeur général
MODÈLE DE GESTION ET D'ANIMATION DES CAMPS DE JOUR
FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DES CENTRES COMMUNAUTAIRES DE LOISIR
JANVIER 2009
BALISES PRISES EN COMPTE:
Pour un camp de jour accueillant quotidiennement 100 jeunes de 6 à 12 ans, sur deux plateaux d'activités, en milieu urbain
Le ratio animateur/jeunes retenu est le suivant:
pour les jeunes de 3 à 5 ans: 1/12
pour les jeunes de 6 à 12 ans: 1/15
pour les jeunes de 13 à 15 ans: 1/15
Horaire:
32 heures d'animation par semaine,
8 semaines d'activités
Service de garde avant et après (4,5 heures/jour)
Structure organisationnelle:
1 coordonnateur 37,5h/sem x 12 semaines (taux horaire 16$/heure)
1 coordonnateur-adjoint si plus de 500 inscriptions à raison de 37,5h/sem x 9 semaines (taux horaire 15$/heure)
1 intervenant social de soutien 37,5h/sem x 9 semaines x 15$/heure)
7 animateurs 37,5h/sem x 9 semaines (taux horaire: sal. Minimum + 2$/heure)
7 aides-animateurs 37,5h/sem x 8 semaines (récompense annuelle)
Frais de gestion (15% du budget)
Comptabilité
Assurances
Entretien des locaux
Fournitures de bureau
Publicité et communications aux parents
Frais d'animation (10$/semaine/jeune)
Matériel d'animation et de bricolage
Transport
Sorties
Frais de formation
Formation du cadre-formateur (100$/cadre)
Formation des animateurs (50$/jeune)
Rémunération du cadre-formateur (incluse dans les 35 semaines)
Rémunération des animateurs (33 heures)
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Constats sur le financement récurrent des CCL |
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Monday, 12 January 2009 15:35 |
Après plus de deux ans de promotion, de représentation et de mobilisation, il devient nécessaire de revoir la stratégie visant le rehaussement du financement des CCL.
Le conseil d'administration de la Fédération entame donc une démarche avec ses membres, axée sur les besoins globaux des centres.
Des résultats positifs:
- 50 CCL sur une possibilité de 63 concernés ont participé à une action ou l'autre de mobilisation et/ou de représentation.
- L'ensemble des démarches, jusqu'à maintenant, aura permis de recevoir des appuis importants du Conseil québécois du loisir et le l'Association québécoise du loisir municipal quant à la situation de précarité des centres
Des déceptions:
- Aucune ouverture manifestée par la ministre ou la direction du SLS depuis deux ans. On nous fait miroiter des résultats qui ne sont toujours pas au rendez-vous.
- Le loisir communautaire n'est pas une préoccupation importante pour le gouvernement
La situation actuelle:
- Beaucoup d'inquiétudes des dirigeants (direction générale et administrateurs) quant à la capacité des centres de réaliser leur mission sans couper drastiquement dans les services, dans les conditions de travail du personnel.
Le plan de match pour les prochains mois:
- Revoir l'approche générale, les revendications et l'argumentaire pour un meilleur financement des centres. La notion d'urgence ne reçoit aucune écoute.
- Adapter les actions, la représentation et la mobilisation aux réalités précaires des centres, en privilégiant les niveaux local et régional
- Clarifier les mandats des comités de travail et les marges de manoeuvre pour une plus grande efficacité
Trop souvent, les centres eux-mêmes associent la précarité à une simple crise financière. Alors que les coupures de services, les coupures dans les conditions de travail du personnel, la difficulté de maintenir une structure de mobilisation des bénévoles sont des signes évidents de précarité des CCL.
Nous avons encore du travail pour faire pousser des oreilles à notre ministre et au gouvernement!
Mais l'enracinement des centres dans leur milieu est gage de notre succès. Quand tout le monde réalisera la capacité du loisir communautaire à combattre l'isolement, à mobiliser les citoyens dans le développement de leur milieu, alors nous pourrons peut-être avoir une réelle reconnaissance et le financement qui va avec.
Pierre Vigeant
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Lettre de la présidente de la Fédération envoyée le 5 novembre 2008 aux chefFEs de chacun des partis politique en lice:
Monsieur Jean Charest, Parti Libéral du Québec
Madame Françoise David, Québec solidaire
Monsieur Mario Dumont, Action démocratique du Québec
Madame Pauline Marois, Parti Québécois
Mesdames, Messieurs,
La Fédération québécoise des centres communautaires de loisir regroupe 83 membres présents dans 11 régions du Québec. Bon an, mal an, ce sont plus de 400 000 personnes différentes rejointes par les centres, grâce à l’implication de près de 15 000 bénévoles. Par le loisir communautaire, l’éducation populaire et l’action communautaire, les centres contribuent au développement des personnes, des familles et des communautés locales. Les centres communautaires de loisir sont des milieux de vie et d’appartenance dans les communautés où ils sont implantés depuis plus de 100 ans dans certains cas.
Les centres doivent composer avec un financement gouvernemental qui n’a pas été indexé depuis 2001.
De plus, une dizaine de nos membres ne sont même pas reconnus par le gouvernement et n’ont droit à aucune aide gouvernementale. Les centres s’autofinancent en moyenne à 80% par la contribution de leurs membres et de la communauté. Les municipalités sont aussi des partenaires des centres communautaires de loisir. On note chez les centres, depuis quelques années, une situation de précarité financière telle, que leur rôle rassembleur auprès de l’ensemble de la population, elle-même en situation de précarité socio-économique, est mis de côté au profit d’une approche commerciale du loisir, au détriment de l’accessibilité au loisir et du soutien à l’implication citoyenne.
Cette précarité se manifeste actuellement par :
• l’accessibilité réduite au loisir pour les personnes qui sont en situation de défavorisation économique en raison d’une augmentation de la tarification ;
• le gel des conditions de travail du personnel qui est déjà surchargé et en nombre insuffisant pour assurer l’encadrement et la sécurité des participants ;
• la réduction et même l’abandon des programmes les plus utiles socialement et collectivement parce que le soutien gouvernemental n’est pas accessible aux centres communautaires de loisir.
Au fil des deux dernières années, les centres communautaires de loisir ont eu la chance d’échanger avec des représentants de votre parti pour les informer et les sensibiliser à l’urgence de sauver les centres communautaires de loisir.
Les revendications des centres communautaires de loisir fédérés sont les suivantes :
• l’injection urgente de 2,3M$ permettant :
• de rehausser le financement des centres communautaires déjà financés selon l’indexation du coût de la vie depuis 2001 ;
• de reconnaître et de consentir un premier financement minimal de 25 000$ aux centres communautaires de loisir ne recevant aucun financement gouvernemental ;
• la reconnaissance de la mission « multi » des centres communautaires de loisir et l’accès au financement à la mission par plus d’un ministère ;
• la mise en place d’un groupe de travail conjoint visant la construction d’un cadre de financement spécifique aux centres communautaires de loisir.
En ce début de campagne électorale, la Fédération et les centres aimeraient connaître ce que compte faire votre parti politique en ce qui a trait aux revendications des centres communautaires de loisir.
À partir de chacun des centres, la Fédération sera heureuse d’informer tous les membres et les participants de vos engagements.
Espérant le tout à votre satisfaction, nous demeurons disponibles pour discuter avec vous de la situation des centres et des pistes de solution que vous envisagez.
Et nous serons là, le 9 décembre 2008, pour faire le suivi.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs, nos plus sincères salutations.
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Last Updated on Monday, 12 January 2009 15:57 |
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Wednesday, 03 December 2008 21:34 |
Les centres font le saut!
A l'ère de l'éclatement du développement des nouvelles technologies de l'information et des communications (NTIC) dans tous les domaines de la vie courante, l'accès à des lieux d'appropriation et de formation devient un élément essentiel de la participation de chacun à la société.
Les centres et la fédération sont partie prenante de cette réflexion et de plus en plus présents dans le développement de lieux d'accès aux NTIC pour les populations locales .
Quatre constats sont à la base de cette réflexion:
• Nous vivons depuis quelques années dans un nouvel environnement socio-économique "global" et de l'accélération des communications et des échanges;
• Ce nouvelle environnement est caractérisé par une utilisation généralisée et intensive des NTIC;
• Pour les personnes aînées, démunies et sous-scolarisées, ce nouvel environnement présente des défis considérables et fait planer la menace d'un nouveau facteur d'exclusion;
• Paradoxalement, le nouvel environnement technologique offre aussi de nouvelles possibilités pour l'éducation, la formation et la lutte à l'exclusion.
C'est en considération de ces constats que l'accès convivial, abordable et sécuritaire devient essentiel. Les populations locales doivent s'approprier ces technologies, non comme une fin en soi, mais comme des outils de développement individuel et collectif.
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Last Updated on Monday, 12 January 2009 15:56 |
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